L’enfer du travail

Pour ceux qui aurait loupé hier soir, l’excellent documentaire sur le travail, enfin du
moins “L’enfer du travail”…
Je vous recommande chaudement de suivre la seconde partie mercredi 28 octobre sur France3.

Ce documentaire se nomme : “ La mise à mort du travail.

J’avoue que d’un point de vue personnel, cela fait beaucoup réfléchir…

Petite perle du DG de Carglass :

 "On va dépenser un million et demi pour payer des heures sup !? 
Je préfèrerais mettre un million et demi dans le profit plutôt 
qu'avoir à payer des heures parce qu'on s'est mal organisé !" 
Éric Girard, directeur général de Carglass.

Lorsqu’on a vu le reportage, et que l’on a entendu le discours sur le bien-être et dépassement de soi pour la satisfaction client (on est tous client, on ne peut pas désavouer cette ambition) et qu’on entend cela ensuite… Ca me fait froid dans le dos.

J’aime beaucoup aussi le passage où des étudiants en Management, viennent voir le résultat chez une psychologue du travail du résultat des méthodes qu’on leur apprend.
Esseuler, déshumaniser. Super méthode!!

J’apprécie aussi beaucoup celle-ci :

 "C'est une décision de bonne gestion de la part des entreprises de provisionner le 
montant d'éventuelles condamnations dont ils pourront faire l'objet, avec l'avantage 
fiscal que représente aussi la provision." 
Maître Coléat, avocat patronal au conseil des Prud'hommes.

Bref, une petite dernière pour la route :

 "Le management dans son ensemble et l'ensemble de la population d'une certaine 
façon ont accepté cette folie du capitalisme financier qui fait que des 
actionnaires qui ne sont plus branchés sur la production exigent des taux de 
rentabilité sans se préoccuper du tout du réel du travail." 
Vincent de Gaulejac, sociologue.

2 comments on “L’enfer du travail

  • Ce Me Coléat doit, à l’heure actuelle, s’être suicidé … pourtant non … comment peut-il se regarder dans la glace?

  • J’ai vu ce doc aussi et c’est complètement dingue ! Il faut que ça craque que ça pète et noooon, ça n’arrive toujours pas.

    Je me souviens d’un passage ou le journaliste disait que la cadence imposée aux caissières ou à des ouvriers dans certaines usines (si ce n’est toutes) équivalait à fournir les efforts physiques de sportifs de haut niveau. D’où l’usure prématurée du corps, ben tiens !

    Et je crois bien que ma génération ne soit pas prête à se révolter, pour la plupart, trop occupés qu’ils sont à consommer, consommer, consommer 🙁

Leave a Reply to Bob Cancel reply

Your email address will not be published.

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.